À 64 ans, Denis Garde participe au triathlon Bayman du Mont-Saint-Michel, « le sport est bon pour le physique »

L’âge n’est pas une limite. Denis Garde, 64 ans, en est la preuve. Ce Charentais, originaire de Dol-de-Bretagne, s’apprête à participer au triathlon Bayman du Mont-Saint-Michel, les 11 et 12 octobre prochains. Une course qu’il connaît bien, puisqu’il l’a déjà bouclé en 2023, à 62 ans. À un âge où la plupart des gens ne s’exercent plus, lui tient bon et ne compte pas s’arrêter. « Tant que je pourrais faire du sport, je continuerai. J’ai toujours la motivation de progresser », affirme-t-il.

Pourtant, Denis Garde n’était pas un très grand sportif il y a encore quelques années. « Je sortais à vélo de temps en temps mais je n’avais pas d’objectifs de performances. Il y a sept ans, un ami m’a proposé de faire un triathlon. J’ai accepté et je ne l’ai plus jamais quitté », poursuit le retraité.

Malgré quelques blessures, l’athlète n’abandonne pas et parvient à retrouver son niveau. « Je suis encore en récupération de l’une d’elles. Je n’effectuerai donc pas l’Ironman, seulement le format L », indique-t-il. Ce parcours inclut tout de même 1,9 km de nage, 90 km de vélo et 21 km de course à pied. « Sauf incident, je devrais le terminer sans problème », assure Denis Garde.

En 2023, il avait réalisé cette distance en 6 h et 26 min d’efforts. « Cela demande une bonne préparation de l’organisme mais surtout du mental et une bonne alimentation », explique le sexagénaire.

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« Mes enfants disent que je suis fou »

Pour réaliser une telle course, Denis Garde s’entraîne 15 à 20 h par semaine, entre le vélo, la natation et la course à pied. « C’est très chronophage et j’ai beaucoup de respect pour les gens qui font ça avec une vie active à côté. Mes proches ne me suivent pas toujours. Mes enfants me disent que je suis fou, même s’ils restent admiratifs », confie-t-il.

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Pour le Breton d’origine, le Bayman possède une saveur particulière, face aux autres courses qu’il a pu effectuer un peu partout en France. « Une partie de ma famille vit dans le coin et mon père était un grand amoureux du Cotentin. Revenir dans le secteur est une sorte de pèlerinage, pour moi, chaque année, détaille-t-il. En plus, nous avons la chance de faire cette course sur un site exceptionnel comme Le Mont-Saint-Michel, avec des paysages magnifiques. C’est vraiment une belle course ».

Denis Garde s’élancera dans le Couesnon samedi 11 octobre, à partir de 10 h 15.

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Un exemple pour sa génération

Hormis le Bayman, l’athlète se fixe d’autres objectifs pour cette fin d’année 2025. « Je vais réaliser un tour du Cotentin en gravel, depuis Portbail. J’ai également pour projet d’effectuer un tour de l’Hexagone à vélo, en suivant les frontières. À chaque fois, je récolte des fonds pour des associations de santé, ajoute-t-il. Je veux aussi inciter les gens de ma génération à faire plus de sport. C’est bon pour le physique et le moral ». Chaque année, Denis Garde envisage de participer au Bayman pour prouver que l’âge n’est pas une limite.

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