Gestion du Mont Saint-Michel : le député de la Manche interroge le gouvernement, voici la réponse

La gouvernance du Mont Saint-Michel par l’établissement public Mont Saint-Michel (EPMSM) continue d’interroger les élus du territoire du sud de la Manche, mais aussi de Normandie.
Après le président de la Région, Hervé Morin, le député de la Manche, Bertrand Sorre a interrogé la ministre de la Culture Rachida Dati, lors des questions au gouvernement, mardi 13 janvier 2026.

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L’abbaye du Mont-Saint-Michel ne donne pas sa part

Le financement de l’Etablissement public et la gouvernance du Mont Saint-Michel sont régulièrement questionnés depuis les recommandations de la Cour des comptes, le 18 juillet 2025. Les élus du territoire estiment que l’abbaye, établissement du Centre des monuments nationaux, ne donne pas sa part.

Le parlementaire de la Manche a redit au Gouvernement Lecornu, son « souhait d’aboutir rapidement » sur cette question de gouvernance, alors que la convention qui lie les deux établissements publics (l’abbaye et l’EPMSMN) est arrivée à son terme le 31 décembre 2025.

La capacité d’autofinancement est insuffisante

Il a détaillé les chiffres pour argumenter que « la contribution du Centre des monuments nationaux (CMN) n’est plus adaptée au bon fonctionnement et au projet de financement 2026-2030 de l’EPMSM ».

Le plan d’investissement de l’EPMSM 2026-2030 s’élève à 38 millions d’euros. Le modèle économique actuel ne permet absolument pas de dégager une capacité d’autofinancement suffisante

Bertrand Sorre, député de la Manche

En juillet dernier, la Cour régionale des comptes indiquait que l’abbaye génère 16,94 millions d’euros de chiffre d’affaires pour des dépenses de fonctionnement de 3,425 millions d’euros : « hors un million d’euros de subvention du ministère de la Culture reversé à l’EPMSM et 675 000 euros de contribution propre du CMN au budget de l’établissement », a précisé Bertrand Sorre. Son solde d’exploitation est donc de 13,115 millions d’euros, hors investissements. Il est passé à 18 millions d’euros par an depuis la hausse des tarifs d’entrée à l’édifice Patrimoine mondial Unesco, passé de 11 à 16 euros en deux temps.

Le ministre Michel Fournier a répondu

Au nom de Rachida Dati, la ministre de la Culture, c’est le ministre en charge de la Ruralité, Michel Fournier, qui a apporté une réponse à Bertrand Sorre, ce mardi.

Il a rappelé l’attachement du Gouvernement Lecornu aux principes de la péréquation, c’est-à-dire au partage des recettes de l’abbaye du Mont-Saint-Michel avec la centaine d’autres monuments nationaux, eux aussi situés en territoires ruraux et par ailleurs déficitaires.

Des solutions de gouvernance à l’étude

Michel Fournier a indiqué que « la gouvernance, le périmètre d’intervention et l’équilibre financier restent à l’étude. Il faut trouver des solutions pérennes prenant en compte les intérêts des deux établissements publics nationaux et surtout la pluralité des contributeurs financiers ».

Le ministre a rappelé le peu de marge de manœuvres, compte tenu de la situation budgétaire, en précisant que la hausse des tarifs des parkings et de l’entrée à l’abbaye avait été effectuée pour « se rapprocher des tarifs d’établissements comparables ».

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