Le Mont-Saint-Michel. Le groupe La Mère Poulard investit 30 millions d’euros dans ses établissements pour donner une nouvelle dynamique

Le restaurant Les Terrasses de la Baie sur le Mont-Saint-Michel a rouvert courant février, après deux petits mois de travaux. « De relooking », précise Frédéric Vincent, le directeur général du groupe La Mère Poulard qui possède l’établissement. La salle a été repeinte avec des couleurs plus claires, l’orientation des tables a été pivotée de 90° pour que tous les clients puissent voir la baie. La carte aussi a été repensée pour proposer un esprit plus bouillon, avec des plats classiques de la cuisine française (œufs mimosas ou céleri rémoulade en entrée, saucisse-purée ou poulet vallée d’Auge en plat).

Ce relooking est l’une des étapes pour le groupe La Mère Poulard, qui possède en tout 25 établissements, hôtels, restaurants, musées, sur le Mont. La volonté portée par le directeur général, Frédéric Vincent, est de redynamiser les établissements. « L’ensemble de nos établissements ont entre 40 ans et 150 ans d’âge, et pour la plupart classés partiellement ou intégralement Monuments historiques. Il n’y a pas eu de rénovation depuis un certain nombre d’années. Depuis la fin du Covid, le projet c’est de redynamiser tout ça », explique-t-il. Pour cela le groupe a débloqué une enveloppe d’au moins 30 millions d’euros jusqu’en 2032. « On va faire soit de la rénovation légère pour des établissements qui sont un peu plus récents, soit de la rénovation très profonde pour les établissements un peu plus anciens », précise-t-il.

Sur le Mont-Saint-Michel, le groupe La Mère Poulard a terminé le relooking du restaurant Les Terrasses de la Baie fin février.Sur le Mont-Saint-Michel, le groupe La Mère Poulard a terminé le relooking du restaurant Les Terrasses de la Baie fin février. – Thibault Lecoq

Toute l’année et pour tout le monde

Frédéric Vincent s’inscrit dans la volonté de l’établissement public du Mont-Saint-Michel de développer une image de qualité du mont. « On s’inscrit très profondément dans cette envie-là. L’idée c’est de redonner une nouvelle dynamique et puis rouvrir pour les 20 à 30 ans qui viennent avec une offre remodelée, redynamisée pour tout type de clientèle. Quand on dit rénover, ce n’est pas monter en gamme et offrir des choses plus chères, non, c’est pouvoir répondre à tous les marchés, qu’ils soient économiques, qu’ils soient un peu plus hauts de gamme, avec des établissements qui correspondent aux attentes du marché et des touristes aujourd’hui », détaille-t-il. Il partage aussi le désir d’étaler la fréquentation toute l’année, et non seulement l’été. « Le Mont-Saint-Michel mérite d’être découvert sur d’autres périodes que les périodes de forte affluence de l’été », conclut-il.

La cuisine se veut plus dans un esprit bouillon, avec de la cuisine française…La cuisine se veut plus dans un esprit bouillon, avec de la cuisine française… – Thibault Lecoq

... mais aussi des spécialités normandes, comme le poulet vallée d'Auge. Les producteurs sont locaux et la volonté est d'avoir 80% des fournisseurs dans un rayon de moins de 100km.… mais aussi des spécialités normandes, comme le poulet vallée d’Auge. Les producteurs sont locaux et la volonté est d’avoir 80% des fournisseurs dans un rayon de moins de 100km. – Thibault Lecoq

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