
Le comité de défense de l’AOP Moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel ouvre un nouveau chapitre de sa gouvernance.
Réunis en assemblée générale le 18 juin 2026, les mytiliculteurs ont élu Alexis Dupuy et Paul Salardaine à sa co-présidence. Ils succèdent à Hugo Cornée, président depuis 2023.
« Les sujets qui concernent l’AOP sont de plus en plus nombreux. La co-présidence doit nous permettre d’être davantage présents sur le terrain et de porter plus efficacement la voix des producteurs auprès des institutions, des collectivités et des acteurs économiques », expliquent les deux nouveaux co-présidents.
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29 et 35 ans
À 29 ans, Alexis Dupuy est mytiliculteur depuis près de quinze ans. Originaire du Vivier-sur-Mer, où sa famille exerce depuis plusieurs générations, il a toujours eu pour ambition de reprendre l’exploitation familiale.
À ses côtés, Paul Salardaine, 35 ans, est lui aussi issu d’une famille profondément ancrée dans l’histoire de la mytiliculture au Vivier-sur-Mer.
Seul produit de la mer AOP en France
Seul produit de la mer en France à bénéficier d’une Appellation d’Origine Protégée, reconnue à l’échelle européenne, la Moule de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel fête cette année les 20 ans de son AOP. « Face à la multiplication des labels et des signes de qualité, l’AOP reste la seule garantie officielle de l’origine du produit. Notre rôle est de continuer à défendre notre appellation et de proposer aux consommateurs un produit authentique et de qualité », souligne Alexis Dupuy.
44 entreprises, 250 salariés, 20 millions de chiffre d’affaires
Le Comité « Moules de bouchot de la Baie du Mont-Saint-Michel » regroupe 44 entreprises mytilicoles engagées dans l’AOP, représentant près de 250 salariés et un chiffre d’affaires d’environ 20 millions d’euros. Les producteurs veillent sur 318 000 pieux et assurent chaque année une production moyenne comprise entre 7 000 et 8 000 tonnes, soit près de 20 % des moules de bouchot produites en France.
Si les perspectives pour la prochaine saison apparaissent encourageantes, les producteurs doivent également composer avec des aléas de plus en plus nombreux : tempêtes, mouvements de sable, prédation ou encore réchauffement climatique.
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« Il y a dix ans, les volumes de production étaient beaucoup plus prévisibles. Aujourd’hui, nous travaillons avec davantage d’incertitudes et de facteurs que nous ne maîtrisons pas », constate Alexis Dupuy.
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