Randonnée en Charente-Maritime : pour le Mont-Saint-Michel, suivez la couleur bleue

Les sentiers de randonnée ne sont pas denrée rare en Charente-Maritime. « Plus de 4 000 kilomètres, dont onze itinéraires historiques », résume Stéphane Villain, le maire de Châtelaillon qui préside l’agence Charentes Tourisme et qui tient le volant sur le dossier au Conseil départemental de la Charente-Maritime.

Sur le chapitre histoire et patrimoine, l’offre s’enrichit cette année avec un nouvel axe sud-nord qui traverse le département à l’intérieur des terres, de Mirambeau (en limite de la Gironde) à La Ronde (en limite des Deux-Sèvres et de la Vendée) : les chemins du Mont-Saint-Michel qui, comme leur nom l’indique, dirigent le randonneur vers la baie éponyme.

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Ils prospèrent sur une histoire millénaire, celle du pèlerinage vers la célébrissime abbaye. Y convergeaient jadis des croyants venus des îles britanniques, de la péninsule ibérique, de l’Italie et de toute l’Europe Centrale et de l’Est. Le pèlerinage demeure d’actualité, dans ses dimensions religieuse et laïque. On rencontre sur les sentiers des « Miquelots » comme on croise des « Jacquaires », adeptes du transport à Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le pluriel accolé aux Chemins du Mont-Saint-Michel n’a rien d’une coquetterie. En progressant depuis le sud, le vaillant marcheur parvient à une bifurcation à hauteur de Saint-Jean-d’Angély. « Le chemin de l’Atlantique poursuit vers Puyrolland et La Ronde puis Maillé en Vendée et Nantes, tandis que la voie des Plantagenêt s’en va vers Aulnay puis Niort et Angers », détaille Géraldine Poussin, la cheffe du service Modes actifs de déplacement au Conseil départemental.

Des haltes jacquaires en chemin

Le balisage est en voie de finalisation. C’est Gérard Daunas, le patrouilleur des cheminements départementaux, qui s’y colle sur la partie nord de l’itinéraire, avec son véhicule utilitaire tout équipé pour ce faire. L’homme utilise du matériau recyclé pour apposer les signes distinctifs des chemins du Mont-Saint-Michel, de couleur bleue, conformes au cahier des charges de la Fédération française de randonnée pédestre.

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Sur tout ou partie de l’axe, ils empruntent des tronçons de chemins ruraux et des voiries publiques déjà balisés aux couleurs du GR 655 (grande randonnée) et des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ils peuvent naturellement être empruntés à pied, mais aussi à vélo, voire à cheval.

La branche nord-est correspond à la voie jacquaire dite de Tours, qui se prolonge jusqu’à Paris. La branche nord-ouest à la voie secondaire, qui part vers la Bretagne. Aussi, les pèlerins qui visent un terminus au Mont-Saint-Michel peuvent-ils bénéficier des services des haltes jacquaires essaimées du sud au nord des chemins : Mirambeau, Pons, Saintes, Saint-Jean-d’Angély, Aulnay d’un côté, Puyrolland et Surgères de l’autre.

À Puyrolland, aux Cantinauds, au pied de la butte qui offre un panorama superbe sur la campagne alentour – 50 mètres d’altitude, l’un des sommets de la Charente-Maritime –, le Département a rénové il y a deux ans un ancien bâtiment agricole, qui figure maintenant un refuge jacquaire flambant neuf. On peut y héberger dix personnes en dortoir. Il est situé dans ce val de Trézence où un projet de barrage a longtemps divisé la population, avant d’être abandonné il y a plus de vingt ans. La polémique a laissé derrière elle un paysage de bocage devenu rare et du bâti dont on ne savait que faire. Doper l’attrait touristique du territoire fait partie du plan de gestion, adopté en 2019 pour panser les blessures de cette guerre de l’eau (encore une).

La signalétique des Chemins du Mont-Saint-Michel voisine avec celle des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle à travers la Charente-Maritime.
La signalétique des Chemins du Mont-Saint-Michel voisine avec celle des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle à travers la Charente-Maritime.

Romuald Augé/SUD OUEST

« Le mouvement va crescendo »

Baliser les chemins de Saint-Jacques permet surtout de boucler l’itinéraire qui s’interrompait au passage de la Charente-Maritime. Il a pignon sur sentier au sud, en Gironde, ainsi qu’au nord, en Vendée. En 2023, l’association des Chemins du Mont-Saint-Michel avait sollicité le Département pour qu’il s’occupe du chaînon manquant. Ce que Stéphane Villain a accueilli favorablement. « Nous dénombrons 1 500 à 2 000 pèlerins chaque année, et le mouvement va crescendo, comme pour le vélo. Il y a une demande pour sortir du schéma habituel des chemins de Saint-Jacques et partir sur des itinéraires alternatifs », explique l’élu.

En comparaison des 20 000 euros déboursés par le Département pour le balisage, Stéphane Villain anticipe des retombées quasi immédiates. « Les randonneurs qui prennent le temps de profiter du patrimoine ont généralement un peu de pouvoir d’achat. Ils ont besoin de se loger et de se restaurer, ce qui profite à toute l’économie touristique. Et on leur présente des sites magnifiques à visiter à chaque halte », se félicite-t-il.

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